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Incroyables comestibles

Rue89 nous livre un article sur le mouvement "Incredible Edible", initié à Todmorden, et une vidéo (anglais sous-titré) à voir absolument depuis l'article ou ci-dessous

Références:

L'article de rue89

Incredible Edible Todmorden

incredible edible info / Incroyables Comestibles France

incredibleeadible

 

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu

 

Le Monde.fr | • Mis à jour le
En dix ans, seule une poignée d'agriculteurs ont obtenu la reconnaissance de leur maladie comme professionnelle et causée par les pesticides." title="En dix ans, seule une poignée d'agriculteurs ont obtenu la reconnaissance de leur maladie comme professionnelle et causée par les pesticides. | AFP/DAMIEN MEYER

C'est un pas de plus vers la reconnaissance des maladies professionnelles des agriculteurs. Lundi 7 mai, est entré en vigueur un décret qui reconnaît la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle et établit explicitement un lien de causalité entre cette pathologie - seconde maladie neurodégénérative en France après Alzheimer - et l'usage des pesticides.

Un pas de plus car, dans ce domaine où règnait jusqu'ici la loi du silence, la prise de conscience des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence seulement à émerger. Et à porter ses fruits. En février, la victoire d'un céréaliculteur charentais, Paul François, qui avait intenté un procès contre le géant américain Monsanto, a constitué une première en France. La firme a été jugée responsable de l'intoxication de l'agriculteur par les vapeurs d'un de ses herbicides, le Lasso - retiré du marché en 2007 en France, alors que sa dangerosité était connue depuis plus de vingt ans.

Quelques jours plus tard, ils étaient plusieurs dizaines d'exploitants à manifester au Salon de l'agriculture, devant le stand de l'Union des industriels de la protection des plantes. Leurs revendications : le classement des affections liées à l'usage des pesticides en maladies professionnelles et le retrait des produits dangereux.

Le 30 avril, c'est une autre décision, celle de la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi) d'Epinal, qui est venu apporter de l'eau au moulin : ce jour-là, l'Etat a été condamné à indemniser un agriculteur céréalier de Meurthe-et-Moselle souffrant d'un syndrome myéloprolifératif. D'abord reconnue comme maladie professionnelle, la pathologie est alors associée par la Civi à l'usage de produits contenant notamment du benzène.

UN DÉCRET "TRÈS ATTENDU"

Dans ce paysage qui commence doucement à évoluer, le décret concernant la reconnaissance de la maladie de Parkinson était donc "très attendu", note Guillaume Petit. L'agriculteur appartient à l'association Phyto-victimes, créée en mars 2011, et avec laquelle Paul François a, l'un des premiers, brisé le silence en attaquant Monsanto. Lui a attendu quatre ans avant de voir sa pathologie reconnue comme maladie professionnelle. "Combien voient leur demande refusée ? Combien aussi y renoncent, devant la difficulté ?", interrogeait-il lors de la création de cette association.

Lire (édition Abonnés) : "Des agriculteurs victimes de pesticides veulent rompre le silence"

L'entrée de la maladie de Parkinson dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole facilitera donc les démarches pour les agriculteurs chez qui cette pathologie aura été diagnostiquée moins d'un an après l'usage de pesticides - le texte ne précise pas lesquels. "C'est une reconnaissance officielle qui est, déjà, importante sur un plan symbolique, note Guillaume Petit. Mais c'est aussi le moyen, pour l'agriculteur, d'être pris en charge financièrement, en fonction de son taux d'incapacité à poursuivre son travail."

EN DIX ANS, CINQ MALADIES LIÉES AUX PESTICIDES RECONNUES

Jusqu'ici, selon Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la Mutuelle de la santé des agriculteurs (MSA), seuls vingt cas de maladies de Parkinson ont été rapportés aux comités de reconnaissance des maladies professionnelles en dix ans. Dix ont été acceptés, dix refusés. Dans la même période, seuls quatre ou cinq cas de maladies ont été officiellement reconnus comme causés par les pesticides.

Au total, ce sont 4 900 pathologies qui sont reconnues chaque année comme maladies professionnelles chez les agriculteurs. Mais plus de 90 % d'entre elles sont des TMS (troubles musculo-squelettiques), le reste des cas étant principalement liés aux animaux et à la poussière de bois ou d'amiante, selon Yves Cosset.

Dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole, on trouve ainsi, par exemple, la maladie de Lyme - causée par les tiques -, le tétanos ou encore les hépatites. Mais aussi quelques pathologies liées aux produits phytosanitaires. Est notamment cité, depuis 1955, l'arsenic, responsable d'une large gamme d'affections - irritations, intoxications ou cancers. Ou encore le benzène, classé comme cancérogène certain, et le pentachlorophénol (PCP), interdit dans les pesticides depuis 2003.

Mais, rappelle Yves Cosset, "ces tableaux évoluent au fur et à mesure des connaissances de la science. Or, la plupart des pathologies liées aux pesticides apparaissent de manière différée, dix, vingt, voire trente ans après le début de leur usage. Dans la médecine du travail, on a commencé à parler de l'amiante dans les années 1960, et ce produit n'a été mentionné dans ces tableaux qu'en 1998 pour les cancers. Il n'est donc pas exclu que d'autres pathologies émergent et soient reconnues dans les années à venir..."

 

Du Nutella aux OGM ?

Après avoir vu que le Nutella est composé de 60% de sucre et d’huile de palme et qu’il contient le phtalate le plus dangereux, la fameuse pâte à tartiner contiendrait probablement des OGM.

L'article intégral sur http://www.dangersalimentaires.com

Marinaleda, l’utopie plus vraie que nature

LE COURRIER, VENDREDI 4 MAI 2012, p. 3, INTERNATIONAL: AUTOGESTION: Dans un petit village andalou, les travailleurs gèrent eux-mêmes la production agricole et sa transformation. Rencontre avec deux représentants de la commune.

Marinaleda, l’utopie plus vraie que nature

La Suisse rechigne à défendre les paysans du Sud contre Syngenta

La Suisse rechigne à défendre les paysans du Sud contre Syngenta

source : LeMatinDimanche, 29 AVRIL 2012, ÉCONOMIE, p.35

Marché de Galiffe - samedi 12 mai 2012

Le traditionnel marché des plantes et fleurs de l'Atelier Galiffe aura lieu le samedi 12 mai 2012 de 9h00 à 16h00 au Parc du chemin Galiffe (Quartier St-Jean)

En collaboration avec de nombreux exposants.


Plus d'infos sur le flyer à télécharger sur le site du csp

Flyer

Libéralisé, le marché du lait menace les producteurs

• A l’occasion de la Journée de luttes paysannes, le syndicat Uniterre a revendiqué une meilleure régularisation du marché.

lecourrier20120418p5

Source: Le Courrier, mercredi 18 avril 2012, p. 5

17 avril 2012 · Journée Internationale des luttes paysannes

marinaleda-flyer

17 avril 2012 · Journée Internationale des luttes paysannes

«  Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe. C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda. »

MARIN
ALEDA

Le rêve de la Terre :
une utopie devenue réalité?


Mardi 17 avril 2012
19h30 :     film documentaire sur Marinaleda
20h15 :     débat avec Maria Carmen GARCIA BUENO
Journalière agricole et membre de l’éxecutif du SOC (syndicat paysan), l’une des personnes à l’origine de l’expérience de Marinaleda

Maison des Associations · salle Gandhi
15, rue des Savoises · 1205 Genève

org :   Groupe écosocialiste de solidaritéS
avec les syndicats Uniterre et L’Autre Syndicat (membres de Via Campesina)
avec :   Attac-GE, CADTM, FIAN, Jardins de Cocagne, CETIM, Groupe Ecodiscussion, Plateforme pour une Agriculture Socialement Durable
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Fraises espagnoles et avocats du Chili : email à la COOP

Madame, Monsieur,


Etant soucieux de l'avenir environnemental de notre planète, je suis sensible aux efforts que fait la COOP pour proposer à ses clients des produits biologiques.

Comme je suis titulaire d'une "Supercard", je reçois le journal COOPERATION.

Le n0 12 a attiré particulièrement mon attention, notamment par les deux publicités suivantes :
- p. 63 "Les fraises sont de retour" - "faites vous plaisir en attendant les fraises suisses ...".
- plus loin, "Pour un peu d'exotisme - pour collectionner des superpoints", on propose à l'achat des avocats d'Espagne, d'Israël et du Chili, la pièce fr. 1.70.

Alors, je m'étonne qu'un distributeur qui fait de l'écologie un argument de vente soit aussi peu cohérent.

Concernant ces deux articles, le bilan écologique est catastrophique, d'une part parce que leur transport du lieu de production jusqu'à vos étals consomme un maximum de pétrole, et produit une pollution considérable, le pire étant bien sûr le transport Chili - Suisse. D'autre part,  la production de fraises est notoirement particulièrement gourmandes en eau dont les espagnols sont dès lors privés alors qu'il y a actuellement la sécheresse.

A ce propos, c'est avec raison que votre journal a rendu ses lecteurs attentifs au grave problème de l'eau, évoqués par diverses conférences à GENEVE la semaine dernière. Mais là encore, on cherche la cohérence, et on constate la schizophrénie.

Enfin, vous n'êtes pas sans savoir que les conditions de production des fraises en Espagne sont piteuses socialement de par les conditions de travail imposées aux travailleurs agricoles, et qu'en Israël, l'accès à l'eau est une des cause de la guerre qui sévit là-bas depuis 1948.

La consommation à outrance est probablement le facteur le plus important du malheur écologique planétaire.

Dès lors, le consommateur que je suis attend d'un distributeur majeur comme la COOP des choix conformes aux critères de l'écologie de base.

"COOP pour moi et pour toi" ? Ce sera donc sans moi.

En attendant votre réponse, et vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes sentiments distingués.

Raymond de MORAWITZ

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Service client COOP  http://konsumentendienst.coop.ch/coopkd/servlet

PS : la présente sera communiquée via Internet à tout mon réseau.

 


 

Le 28 mars 12 à 14:49, < Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >; a écrit :

> Monsieur,
>
> Nous nous référons à votre message adressé à Coopération, qui nous l'a transmis et c'est avec plaisir que nous y répondons.
>
> La mondialisation est un phénomène auquel Coop non plus n'arrive pas à échapper, en dépit de règles de comportement fondées sur le bon sens. Il y a toujours un point de la planète où les fruits et les légumes sont de saison. Un grand nombre des pays auxquels nous recourons dépendent des exportations, tout comme nos paysans suisses par exemple dépendent des exportations de fromage.
>
> Pour ce qui est des fraises, il est vrai que de janvier à la fin mai, avant que ne commence la saison des fraises en Suisse, Coop importe par camion des fraises d'Huelva, en Espagne, et continuera de le faire à l'avenir. L'acheminement des fraises d'Espagne en Suisse génère bien sûr une pollution. Mais il n'y a pas que les fraises: c'est vrai pour tous les produits qui doivent être transportés. On a cependant tendance à surévaluer la pollution liée au transport. En équivalent CO2, le transport de 1 kg de fraises d'Espagne (4 barquettes) équivaut à un trajet en voiture d'à peine 800 mètres (6,5 litres/100 km). Si l'on y ajoute tous les effets de la production de fraises en Espagne (consommation d'eau, utilisation de terrain), comme l'a fait l'EPF dans des études complètes réalisées pour Coop, cela équivaut à un trajet en voiture d'environ 1,3 km. En tenant compte du CO2 généré par la production de fraises en Suisse, le chiffre tombe à environ 700 mètres. Précision intéressante: les pommes suisses qui sont stockées de janvier à la fin mai, hors saison donc, affichent un écobilan légèrement moins bon que celui des fraises espagnoles.
>
> Cela fait plusieurs années que Coop ?uvre en faveur d'une production durable des denrées alimentaires, aux plans tant écologique que social. Elle s'est notamment investie dans la définition de différentes normes telles que GlobalGap (The Global Partnership for Good Agricultural Practice, www.globalgap.org) ou la BSCI (Business Social Compliance Initiative, www.bsci-eu.org), par exemple, des normes qu'elle impose à ses partenaires commerciaux et dont l'application est contrôlée par des organismes indépendants.
>
> Coop suit ce qui se passe à Huelva depuis plus de 10 ans. Depuis 2005, elle organise régulièrement des tables rondes avec les producteurs, les fournisseurs de fraises de Huelva et les autorités locales, pour faire connaître ses exigences:
>
> certification GlobalGAP pour les producteurs
> respect ? régulièrement contrôlé par Coop - des 77 critères de qualité, d'écologie et de responsabilité sociale définis dans le cahier des charges Coop
> gestion durable de l'eau. Coop a émis à ce sujet des principes qui ont été audités par des organismes indépendants en décembre 2009
> gestion de l'eau et des sols et irrigation: lors d'un entretien qu'elle a eu à la mi-décembre 2009 avec les autorités locales, Coop a exigé la réglementation claire des pratiques dans ce domaine
> encouragement de la culture de fraises bio selon les directives de Bio Suisse, au détriment des cultures conventionnelles
> encouragement de la lutte écologique contre les nuisibles au moyen d'insectes utiles
>
> Coop milite en outre activement pour l'intégration de critères supplémentaires concernant la gestion de l'eau et des sols à l'occasion de la révision de GlobalGAP en 2010. Elle entretient par ailleurs en Espagne un bureau d'approvisionnement doté d'un service d'assurance qualité interne, qui surveille constamment les aspects critiques de la production sur place et intervient lorsque c'est nécessaire.Avec toutes ces mesures, Coop contribue à concilier la production de fraises à Huelva avec les principes du développement durable. Elle a non seulement accompli un important travail de sensibilisation, mais aussi provoqué de réels changements. La résolution de tous les problèmes prendra toutefois du temps, car elle implique des ajustements juridiques de la part des autorités locales.
>
> Les produits que nous achetons à Huelva ne représentent qu'une très petite partie de la production totale locale. Nos efforts en faveur du développement durable n'en sont pas moins importants, d'autant qu'ils sont soutenus par d'autres entreprises.
>
> En ce qui concerne les asperges, là-aussi, pour répondre à la forte demande des consommateurs suisses (1,6 kg par habitant et par an), nous sommes contraints de recourir aux importations. Les asperges d'origine suisse ne couvrent en effet que 4% des besoins.
>
> Lorsque nous importons, nous nous efforçons bien sûr, chaque fois que c'est possible, de faire appel aux moyens de transport les plus écologiques parmi ceux à notre disposition. C'est ainsi par exemple que nous sommes parvenus, grâce à une logistique de pointe, à porter ces dernières années la part des asperges blanches importées par bateau de pratiquement zéro à près de 100 %. De plus, Coop envisage actuellement le recours à d'autres régions de culture et à autres circuits logistiques pour les asperges vertes afin de pouvoir à l'avenir offrir là aussi un meilleur écobilan à ses clients.
>
> Il va de soi que Coop propose aussi des asperges d'Europe au moment où celles-ci sont de saison sous nos latitudes. Les premières asperges qui garnissent nos rayons viennent cependant dans un premier temps d'outre-mer, et ensuite seulement, de pays voisins du nôtre. Ainsi, les premières asperges vertes de la saison viennent du Mexique et de Californie. Dès que les asperges d'Europe sont disponibles, nous en importons une part aussi importante que possible d'Espagne. Dans le cas des importations en provenance du continent américain, le transport par avion cargo est inévitable pour pouvoir proposer un produit encore frais. Cependant, 100% des asperges vendues chez Coop sont transportées dans des avions de ligne, qui voleraient de toute façon, même sans nos asperges. Celles-ci portent le logo exclusif Coop "BY AIR". Nous n'affrétons aucun charter cargo spécialement pour le transport de cette marchandise. Les émissions de CO2 dues aux transports par avion sont compensées (voir http://www.coop.ch/nachhaltigkeit/ecology/energy-fr.htm).
>
> En janvier 2009, Coop a décidé de ne plus organiser d?actions sur les asperges vertes d?outre-mer (Pérou, Mexique et Californie), ce qu'elle fait depuis. Coop est une entreprise de grande distribution, qui n'entend pas dicter leur conduite à ses clients, mais au contraire tenir compte de leurs diverses motivations. À cet égard, il est très important que les consommateurs puissent décider en connaissance de cause, c'est-à-dire en disposant de toutes les informations nécessaires (étiquetage de l'origine, et avant tout le logo "BY AIR") afin de déterminer eux-mêmes si tel ou tel produit est envisageable pour eux.
>
> Coop est consciente de ses responsabilités et les assume pleinement. Coop mise sur le développement durable et sur la sécurité. Sa philosophie se résume par ces mots: "Relevons ensemble le défi d'une protection durable de l'environnement: pour notre entreprise, il est une chance à saisir". Aussi estimons-nous que la réussite à long terme de notre entreprise repose sur l'équilibre que nous saurons instaurer entre la protection de l'environnement, nos responsabilités sociales et la réalité économique.
>
> En espérant que ces informations vous seront utiles, nous pouvons vous assurer que nous nous penchons avec toute la rigueur nécessaire sur ces problèmes complexes, qui sont le reflet d'une économie toujours plus mondialisée et toujours plus interconnectée.
>
> Avec nos salutations les meilleures.
>
> Coop
>
> Melanie Marti
> Resp. adjointe du Service des consommateurs
> Membre du management spécialisé
> Siège
> Tel. 061 336 73 05
> Fax 061 336 73 15
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Madame,

merci pour votre réponse rapide et très complète.

Ciel !    nous vivons dans un monde complexe et plein de contradictions.  Par exemple,  développement durable ( mais jusqu'à quand va-t-on durer ?) et consommation.

Ces contradictions se retrouvent - et c'est normal - dans votre réponse.

Je sais qu'en général, aucun acteur du monde - producteur, distributeur, consommateur - n'admet sa responsabilité, laquelle est toujours diluée et reportée sur unE autre.

Bref !

Vous  aurez sans doute relevé que les gens se mettent à lire les emballages, même quand c'est écrit très petit  (COOP pourrait offrir des loupes  et des fauteuils,  ce ne serait pas de trop...) . C'est à mon sens un signe réjouissant de responsabilisation du consommateur.

On verra où ça va.

En attendant, puisse COOP continuer son réveil et vendre à ses coopérateurTRICEs des produits issus raisonnablement d'un monde vivable, ceci sans autre précision.

A bientôt sur les étals.

Je vous prie de croire, Madame, à mes sentiments distingués et durables.


Raymond de MORAWITZ


PS : je me permets de faire suivre votre réponse à mes correspondants.

Nouveautés de GRAIN | 26 mars 2012

Nouveautés de GRAIN | 26 mars 2012


GRAIN publie un tableau de données sur plus de 400 cas d'accaparement des terres dans le monde

GRAIN propose aujourd'hui un nouvel ensemble de données concernant 416 exemples récents d'accaparement à grande échelle, qui sont le fait d'investisseurs étrangers. Les terres dont s'emparent les investisseurs sont destinées à la production de cultures alimentaires et couvrent une superficie de près de 35 millions d'hectares dans 66 pays.

Nous n'avons pas la prétention d'avoir établi la liste complète de tous les accords fonciers existants. Nous nous sommes limités aux accords qui:

  • ont été lancés après 2006
  • n'ont pas été annulés
  • impliquent de vastes superficies
  • sont le fait d'investisseurs étrangers et
  • sont destinés à la production de cultures alimentaires

Les accords ayant trait à la production de canne à sucre ou d'huile de palme ont été inclus, mais pas ceux qui ne concernent que la culture du jatropha ou du coton.

Cet ensemble d'accords fournit une illustration saisissante de la rapidité avec laquelle l'agrobusiness s'est installée dans le monde entier depuis les crises financière et alimentaire de 2008, arrachant la production alimentaire des mains des paysans et des communautés locales.

Ce tableau confirme que l'Afrique est bien la cible première de l'accaparement des terres, mais souligne également la place occupée dans ce drame par l'Amérique latine, l'Asie et l'Europe de l'Est. L'accaparement des terres agricoles est indéniablement un phénomène mondial.

Toutes ces données brossent un portrait très clair de l'identité des accapareurs. Si la majorité des 298 accapareurs dont nous parlons ici appartiennent au secteur agroalimentaire, les sociétés financières et les fonds souverains sont responsables de près d'un tiers des accords. Et très souvent, les intérêts des sociétés se chevauchent. Nous voyons ainsi que Cargill, l'une des plus grandes entreprises mondiales d'agrobusiness, a acquis des centaines de milliers d'hectares de terres agricoles par le biais de son fonds de couverture, Black River Asset Management.

Les investisseurs basés en Europe et en Asie sont responsables d'environ les deux tiers des cas d'accaparement des terres inclus dans le tableau. C'est de la Chine et de l'Inde que viennent la plupart des accapareurs, ainsi que du Royaume-Uni et de l'Allemagne. Mais le Royaume-Uni, comme Singapour et Maurice, sert de paradis fiscal aux accapareurs et souvent, la véritable base active des sociétés est installée dans un autre pays. Dans le palmarès des accapareurs, il faut évidemment signaler les États-Unis, tout en haut de la liste avec 41 cas d'accaparement, et les Émirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite qui représentent, à eux deux, 39 cas.

GRAIN tient à souligner que ce tableau a été compilé à partir de données dont nous avons connaissance, et que nous avons principalement recueillies sur le site Internet farmlandgrab.org. Les informations n'ont pas été vérifiées sur le terrain. De plus, il ne s'agit que d'un résumé qui ne peut, par définition, tenir compte de toutes les nuances et tous les détails de la réalité. Toutes les sources sont disponibles sur demande.

Les données sont disponibles en format XLS et en PDF sous ce lien : http://www.grain.org/e/4482

D'autres jeux de données sur l'accaparement des terres ont été récemment mis en ligne par GRAIN : http://www.grain.org/e/4431

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

Devlin Kuyek à Montreal, au Canada
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+1 514 571 7702

Renée Vellvé à Paris, en France
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+33 6 75073468

Carlos Vicente à Marcos Paz, en Argentina
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+549 11 63088809

 

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